Photographie Luxembourg

Photographie artistique – mon parcours à travers les photos les plus récentes

Pixel chaud (hot pixel)

5November
2012

Récemment, j’ai lu une histoire d’un autrichien qui a voulu «reprendre» sa vie – donc il a commencé à consulter un thérapeute.

Lors de la toute première séance, il a avoué au médecin qu’il rêvait de se permetter un jour une Porsche Cayenne – qui était beaucoup trop chère pour lui. Tout au long de l’année, pendant presque chaque séance, l’autrichien évoquait son rêve de nouveau et de nouveau.

Le thérapeute après tout a dit à notre bonhomme:

- Mais en fin de compte, achète-toi une Porsche Cayenne !

- Es-tu devenu fou? je ne peux pas me le permettre, du tout !

- Mais tu ne cesses pas d’en parler, tu insistes là-dessus, tes pensées sont complètement paralysées par cette Porsche Cayenne – tu dois avoir une Porsche Cayenne! Vas-y et achète-la, enfin!

Et l’autrichien l’a acquierte. Tout de suite après, qu’il a changé d’emploi, il su rembourser la dette sur la Porsche, il a rétablit sa vie privée et a complètement changé de mode de vie, en ayant un succès après l’autre.

Il a ôté son pixel chaud (hot pixel).

Le pixel chaud, c’est un seul grain sur l’écran qui reste toujours allumé.

Il ressemble aux phares de route de la voiture qui roule à votre contre-sens – c’est à cause de ces pixels chauds qu’on ne peut pas voir ni ce qui se passe dans la vie, ni ce qui pourrait arriver.

La vie entière est alors dans l’ombre d’un seul désir qui est bien souvent fou.

On peut s’habituer à ce pixel lumineux, tout comme au bruit du chantier derrière la fenêtre, mais sous-consciemment, il brille dans les yeux et il occulte tout le reste.

Ôter les pixels chauds – faire ce que l’on a toujours voulu faire, réaliser les projets qui préoccupent depuis des années, et puis – avancer sur le reste – car on a moins de temps à sa disposition, contrairement à ce que l’on pense.

Et vous, avez-vous des pixels chauds ?

publié sous Amusant, Philosophie

Email will not be published

Website example

Your Comment: